En bref...

Depuis peu j’ai l’etrange sensation de me faire aspirer dans le rythme infernal d’une vie citadine, sedentaire avec a la fois, et paradoxalement, son lot de labeur et de frivolite.

J’ai fait un choix, celui de me sedentariser quelques mois pour souffler un peu, de m’integrer pleinement a la vie autochtone et, accessoirement, de me permettre de renflouer les caisses pour la suite du voyage. Il se trouve, par le plus grand des hasards, que je suis arrete a quelques 1000 km de la pointe nord est du continent blanc et evidemment l’occasion est trop belle pour ne pas essayer d’en profiter. Je tente donc ma chance regulierement aupres de la marina et des voiliers en partance pour l’Antarctique et je ne manque jamais de glisser un mot a un contact sur un paquebot ou un bateau de croisiere pour augmenter mes chances de faire du bateau-stop, avant ma remontee vers le nord du continent americain. Du moins c’était l’idee jusqu'à il y a peu…

Entraine par le rythme du travail et des regroupements nocturnes (ou diurnes mais tardifs, en rapport avec la duree du jour a cette latitude) avec la belle bande d’amis que j’ai eu la chance de rencontrer ici, j’ai l’impression de reproduire le schema d’une existence que j’avais fui un certain mois de septembre 2009. Je finis la journee sur les genoux (10 a 11h de boulot physique non-stop) et profite de mes soirees pour partager de bons moments avec Maria, Teresa, Mauricio, Juan, Yvan, Rolando, Corinne, Fredo et bien d’autres. Ce n’est pas pour me deplaire mais pendant ce temps-la l’illusion de l’Antarctique s’eloigne petit a petit.

Arriba de nuestro barco abandonado, frente al mar y con sol! - Ushuaia  Entrado al PN gracias a Teresa! - PN tierra del Fuego  Bonita playa en Ushuaia!

L’entree dans 2011 s’est fait de manière laborieuse puisque j’ai travaille jusqu'à 5h du matin le soir du reveillon apres avoir servi pendant plusieurs heures des couples, des familles, des amis venus feter la nouvelle annee autour d’un riche repas et de bonnes bouteilles de champagne. Reproduction a l’identique de ma soiree de la veille de Noel… Experience interessante cependant qui fait prendre la mesure de cette chance que j’avais eu jusqu'à maintenant de passer ces fetes en famille ou avec mes amis, ou bon me semblait et de la manière que je souhaitais.

Navidad con los companeros de trabajo - Ushuaia

Quelle chance de pouvoir se dire : « tout ceci est temporaire ; je suis la parce que je l’ai decide et si je veux m’en aller je n’ai qu’a franchir le seuil de la porte ! » Je pense a mes collegues de travail qui n’ont pas forcement cette chance.  En tout cas, c’est donc ce que je m’apprete a faire apres avoir accompli mon objectif de me poser jusque fin janvier, puisque le 23 du meme mois je m’arreterai de travailler et profiterai d’une dizaine de jours supplementaires a Ushuaia, libre de toute obligation cela va de soi, avant de reprendre la route.

« La vie n’est pas un restaurant mais un buffet, levez-vous pour vous servir » scandait Dominique Glocheux en son temps. Je crois qu’il est temps pour moi d’arreter la diete et de retrouver mon appetit, un feroce appetit.

Atardecer en Ushuaia, extraordinario!  Atardecer en Ushuaia, estupendo!

Ah, et pour l’anecdote, je suis passe le 31 decembre dans le « journal du bout du monde » (Diario del fin del mundo), ce qui consiste en ma deuxieme experience de ce type apres Trujillo au Perou. 

En el diario del fin del mundo! - Ushuaia

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