Hasta San Augustin

Apres un peu plus d’une semaine passee a Bogota au retour de la Semana Santa, me voila a nouveau sur la route. A Bogota, j’ai le temps de boucler mes travaux pour le CINEP et de profiter encore un peu des actractions de la ville, Montserrate et le Museo de Oro notamment, avant d’enfiler mon gros sac a dos.

Vista desde Montserrate - Bogota  Figura de El Dorado, Museo de Oro (foto de internet) - Bogota

Le jour du depart, je me rends en transport en commun a la sortie sud de la ville. J’ai du mal a convaincre quelqu’un de m’embarquer alors que je tente ma chance depuis une heure a la station service du coin. Enfin, me voila parti, tout va bien.

Mon premier ride en “mula” (gros transporteur) m’amene jusqu’a la base militaire de Melgar, la plus grande de Colombie, et me fait quitter la pluie et le froid de Bogota. A savoir qu’en hiver il pleut tous les jours a Bogota, sans exception aucune!  Bref, content de retrouver le soleil meme si la chaleur est a la limite du supportable… Mon second ride, toujours en mula, est assez atypique. Je vous reproduis la scene qui a donne tous son sens a ce court voyage jusqu’a Espinal:

-         Alors comme ca tu viens de France? Un Francois, ah ah! Et t’as ton permis de conduire?

-         Oui, bien sur, depuis quelques temps déjà.

-         Et t’as déjà conduis un camion de ce genre? (13 tonnes de marchandises quand meme…)

-         Euh… Non. Mon permis ne m’y autorise pas vraiment…

-         (S’arretant sur le bas cote) Et bien il est temps d’apprendre! Prends le volant!

Et me voila au volant de son camion, a rudoyer la boite de vitesse et a effrayer les cyclistes en bord de route (de nombreux professionnels en Colombie)… Ah, ces colombiens !

El chofer loco! - cerca de Melgar

 Une fois a Espinal, j’obtiens mon dernier ride de la journee qui me conduit au village d’El Castilla. Je me mets en quette d’un coin pour camper et je fais ainsi la connaissance d’Enrique. La main sur le cœur, mon homme me propose de venir dormir chez lui. Je fais la connaissance de sa femme Nuvia, de son père et de « la basse cour domestique », soit chiens, chat, poules et canards qui se balladent librement entre nos jambes. Enrique est aussi communicatif que genereux et me regale de ces histoires infinissables jusque dans le lit que Nuvia m’a prepare. Je ne dormirai pas en tente ce soir (aubaine car l’orage sevit durement cette nuit la). Je petit-dejeune avec tout le monde le lendemain avant de poursuivre ma route vers San Augustin.

Enrique y su familia - El Castilla

 « Muchas gracias Enrique ! Espero que ganaste a la loteria con los numeros de mi fecha de nacimiento, ah ah ! Un abrazo a ustedes ! »

Pas le temps de sortir ma pancarte que me voila embarque jusqu'à Neiva. Au passage, j’observe la beaute de ce paysage d’entredeux cordilleres, maheureusement gache par les torcheres des exploitations petrolieres de la region. De Neiva a San Augustin, je procede par sauts de puce et me fais prendre en stop pas moins de 5 fois, dont la derniere dans le fond d’un camion benne. Pas le voyage le plus confortable que j’ai fait jusque la… Enfin, ce marathon de rides a permis de belles rencontres, de bonnes marches entre les rides et la decouverte de paysages somptueux, en particulier le canyon verdoyant pres de Pitalito et les montagnes de basse altitude a l’approche de San Augustin.

El rio Magdalena - cerca de Garzon En la caja de una volqueta! - Pitalito

 

Commentaires (1)

1. Jm (site web) 07/05/2010

Alors impressionnant ce musee del oro?!

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