Fortuna, Tilaran y hasta el Chirripo

Le passage de la frontiere du Costa Rica depuis le Nicaragua s'avere une veritable epreuve de patience. Apres 1h30 de lancha depuis le Castillo quitte a l'aube, nous passons3h dans une file d'attente au service d'immigration du Nicaragua. Particularite du bureau : la sortie se fait cote riviere dans un coque de noix chargee d'emmener environ 80 passagers cote Costa Rica pour le passage de la frontiere. Le voyage dure 1h et l'ecosysteme traversee, la reserva de los Guatuzos, est tout simplement un des endroits du monde les plus riches en biodiversite, notamment en espece d'oiseaux. Nous arrivons a Los Chiles en fin de matinee et passons encore pres de 30 minutes au service d'immigration du Costa Rica pour obtenir nos tampons d'entree.

Los Chiles - Marie, Lucie y Till, mis companeros alemanes

J'abandonne alors mes compatriotes europeens qui partent prendre le bus tandis que je m'en vais faire du stop a la sortie de la ville. Pas si facile le stop au Costa Rica d'autant plus qu'il se met alors a pleuvoir. Malgre tout, apres un moment, j'obtiens mon premier ride pour en enchainer finalement trois jusqu'a Fortuna, petite ville (bien trop touristique) nichee au pied du volcan Arenal, dans le nord du pays. Ma venue ici n'est pas fortuite, j'espere tout simplement assister au somptueux spectacle offert par le volcan lorsque celui-ci s'ebroue durant la nuit et que de la lave s'en echappe pour couler lentement sur ses flancs. Mais la nature en decide autrement puisqu'il ne cesse de pleuvoir jusqu'au lendemain et que je ne peux donc assister a l'evenement.

De Fortuna je me rends a Tilaran en bus, une fois n'est pas coutume, situee de l'autre cote de la lagune. Je prends le bus pour arriver rapidement a Tilaran dans l'espoir d'organiser une visite de ferme eolienne. La region est la plus ventee du pays et les projets eoliens, ainsi que geothermiques et hydrauliques, y abondent. Apres plusieurs heures de recherches et de tractations, j'arrive finalement sur les hauteurs de Tilaran en fin de journee et je suis recu sur le site de Tejona pour une visite dont j'ai mis le compte-rendu en ligne (Visites).

Tilaran - Arriba de la ciudad, cerca de las turbinas  Tilaran - Tejona eolicos en la niebla

Je sors de la ferme eolienne a la nuit tombee dans la tempete (vent a pres de 120 km/h et pluie cinglante). Je cherche desesperement un endroit abrite ou planter la tente et me rabats sur une petite habitation en bord de route ou je me fais recevoir par la famille Guzman et ses neuf enfants. Je passe la soiree a discuter avec l'ainee des filles, Lidia, puis m'en vais dormir a meme le sol dans la remise. Un refuge inespere! Je quitte tout ce petit monde tot le lendemain et me dirige vers le sud. Differents rides m'emmenent de Tilaran a Las Cana puis a l'entree de la peninsula de Nicoya. De la, je me fais prendre par Carlos et Odilie, deux professeurs a la retraite allant rejoindre de la famille dans le sud du pays. Tres communicatif, attachant et genereux, le couple m'emmene finalement avec lui au parc naturel Manuel Antonio ou je profite des plages paradisiaques, des animaux et du jus de coco.

Puerto Arenas - Cocodrilos enormes!  Manuel Antonio - playa paraisia  Manuel Antonio - Pensando mirando la playa

Manuel Antonio - Carlos, Odilie y Solana

Je ne les quitte qu'en fin d'apres-midi a la deviation pour San Isidro et le cerro Chirripo, le plus haut mont du pays. Un ride rapide me mene tout droit a San Isidro et, allant contre mes principes, je stoppe de nuit pour finalement arriver a San Gerardo de Rivas vers 21h ou je campe dans le jardin de mon dernier bienfaiteur.

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