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Kyoto l'imperiale

Depuis l’aire d’autoroute ou je suis depose je dois rejoindre le centre-ville pour aller visiter les fameux temples de Kyoto. Enfin, c’est la naive idee que j’ai en tete en arrivant la-bas… Apres avoir marche a l’aveuglette une bonne demi-heure, je demande betement a une jeune fille dans la rue ou se trouvent « les fameux temples de Kyoto ». Meme sous son masque de protection je vois se dessiner un sourire, « quels temples ? » me demande t-elle. Evidemment, Kyoto fut la capitale imperiale du Japon pendant plus de mille ans, a quoi je m’attendais… Alors qu’elle m’indique comme elle peut le chemin a prendre pour aller visiter le temple le plus proche, je poursuis ma route. Peu apres, de nouveau perdu, je vois arriver une jeune fille en velo qui me fait des signes de la main. C’est la meme fille qui m’apporte une carte de Kyoto avec en apparent tous les sites touristiques de la ville et les reseaux de transports publics. Je la remercie grandement, elle s’incline humblement et s’en va sans un mot de plus. Kyoto, tu es deja dans mon cœur.

Grace a ma belle carte, j’arrive finalement au pied du Fushimi-Inari taisha. J’ai choisi ce temple parmi les nombreux de la ville car il possede une particularite : un chemin parseme de milliers de portes qui mene vers le sommet du mont Inari. Ces portes representent les dons faits par des entreprises et des entrepreneurs du pays en quete de bonne fortune pour leur commerce. Le chemin menant vers le sommet est long et pentu ; mais la marche a travers les bois a l’ombre des arbres et des portes qui sont parfois si resserrees qu’elles forment comme un mur, est un vrai plaisir. Pour la plupart des personnes presentes, il s’agit d’une curiosite touristique. Pour d’autres, il s’agit d’un pelerinage et ceux-la ne manqueront pas d’aller prier devant un des tres nombreux autels situes au sommet du mont. Faire l’offrande d’une porte miniature est egalement de coutume.

D'un autre temps... - Kyoto  Takusan torii - Kyoto  Takusan torii - Kyoto

Autel au dieu Inari - Kyoto

Je ne quitte le temple qu’en debut d’apres-midi pour me rendre en metro dans le parc central de la ville. Outre le fait que le parc abrite le palais imperial, il est aussi un endroit privilegie pour les kyotoites souhaitant echapper aux bruits de la ville et se retrouver en plaine nature. Kyoto, comme beaucoup de villes japonaises, est une ville verte ou coulent plusieurs rivieres dont les cours sont toujours harmonieusement agences.

En fin de journee, je me rends au domicile de Yuki, mon jeune hote Couchsurfing a Kyoto. Il a 19 ans, il vit dans un tres petit appartement mais n’hesite pas a recevoir des voyageurs des quatre coins du monde pour avoir une ouverture sur d’autres cultures et pratiquer son anglais. Dans la soiree, nous allons nous promener sur le campus de son universite ou il etudie l’economie. Etudes interessantes pour un esprit interessant et particulierement mature pour son jeune age. En tout cas, ca va lui faire du boulot s’il veut que le monde tourne un peu plus rond qu’actuellement…

Alors que Yuki etudie le lendemain, je m’attele a l’ascension du Daimonjin, une montagne sacree des alentours de la ville ou est celebre un festival chaque annee. Ce festival consiste a allumer de grands feux sur cinq montagnes autour de Kyoto afin de permettre aux esprits des aieux en visite sur Terre de rejoindre le monde des esprits. Chaque feu represente soit un kanji soit une forme. Celui du Daimonji est le kanji pour « grand ». Nous sommes dimanche et le chemin menant au sommet est plein de randonneurs de tous ages. Une fois en haut, la vue sur la ville est prenante et l’endroit est parfaitement propice a un pique-nique et a une sieste digestive, ce qui me convient parfaitement.

Yuki studying and eating banana - Kyoto  Kyoto sunset

Je retrouve Yuki dans l’apres-midi pour la visite d’un musee sur l’histoire de la ville et d’un enieme temple dans le nord de la ville. Le soir nous conjuguons nos talents de cuistots pour nous mijoter un repas franco-japonais. Et non, je n’ai pas fait de crepes mais du poulet aux herbes et legumes. Je m’en vais le lendemain alors que Yuki prend le chemin de l’universite.

“Yuki, arigato gozaimashita ! Nato to gohan, hummm, oishi desu ah ah ! Totemo orechi kata !”

Avant de commencer le stop vers Kobe, je vais visiter le palais imperial en debut de matinee. Dans le parc je fais la connaissance de Mohammad Khazaei, un artiste iranien de passage dans la ville. Tres amical, il me presente ses etonnants tableaux et ses autres travaux. Je me fais un ami inattendu en cette belle matinee de printemps et j’obtiens mon premier contact pour le Moyen-Orient alors que je suis encore a des milliers de kilometres de la !

Le parc central de Kyoto est propre a la meditation  Mohammad, his paintings and his huuuuge camera! - Kyoto

Le palais imperial est ensuite une veritable apologie de la beaute dans la sobriete. De nombreux batiments impressionnent par leur simplicite et la richesse de leurs peintures et sculptures sur leur structure. Un jardin extraordinaire par son organisation, ses couleurs et sa quietude se trouve a l’extremite est du palais. Cependant, les nombreuses exigences du titre d’empereur (qui n’exercait pas le pouvoir, cela etant reserve au Shogun a partir du 12e siecle), la plus haute figure de la religion Shinto et tete de l’etat japonais, ne me font pas envier sa place.

Kyoto's Imperial Palace  jardin imperial - Kyoto  Weird painting... - Kyoto

En fin de matinee, je me lance finalement dans le stop pour Kobe. Apres quelques errements en ville pour trouver un endroit acceptable, j’arrive a me faire embarquer par un couple dans la cinquantaine revenant d’une sorte de lune de miel. La communication est difficile, mais j’arrive neanmoins a me faire deposer en fin de journee juste devant la porte de mon futur hote a Kobe, Yoichi.

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