URUGUAY

Playas, Gauchos y autos de leyenda!

Mon premier ride en Uruguay, autre pays ou le Gaucho est roi, est magique ! A Chui, je tombe sur Marcelo qui roule dans quelque chose qui n’a plus rien d’une voiture. Je dois entrer par la fenetre car aucune porte n’ouvre correctement et mon sac passe par la plage arriere depourvue de pare-brise. Le reservoir d’essence est une bouteille de plastique de 5 litres dans laquelle plonge un tube relie au moteur. La voiture est entierement brulee et je me demande toujours comment elle peut rouler…

Marcelo y su   Campo sin fin - Chui

J’arrive ainsi a l’entree de la Punta del Diablo et il ne me reste que 5 km a parcourir pour joindre la tranquille station balneaire. Entre alors en scene Paolo et sa charrette qui m’offre mon premier ride non motorise ! La cote nord-est du pays ressemble etrangement a la partie sud de la Bretagne avec ses pierres erodees par les vagues, ses phares peints en rouge et blanc, ses maisons aux couleurs vives et chaudes et ses longues plages parsemees de coquillages. Cependant, meme si l’eau reste froide, la temperature est relativement douce et devient carrement suffocante en été ; et la effectivement, ca n’a plus rien avoir avec la Bretagne (desole les bretons mais je reste objectif).

Punta del diablo  Punta del diablo  Punta del diablo

Autrefois petit village de pecheur, la Punta del Diablo est aujourd’hui une destination prisee par les touristes et les constructions de toutes sortes fleurissent au bord de la plage. Heureusement j’y suis en hiver et je suis donc seul avec les quelques pecheurs qui s’aventurent sur les plus gros rochers, tentant de realiser la prise de leur vie ou simplement passant le temps. Je campe pres du phare de la Viuda del Diablo et m’autorise un petit feu pour me rechauffer en cette douce nuit d’hiver. Je ne vous cache pas que la vue est magnifique et je m’endors rapidement apaise par le seul bruit des vagues.

Je reviens au village le lendemain matin et fais la connaissance de Winston, un bon hippie qui vit dans le coin depuis plus de 20 ans. Lorsque je reprends le stop il est déjà 11h30. Un court ride de 40 km en camion m’amene jusqu'à Castillos et 2 autres consecutifs me permettent d’arriver a l’entree du parc naturel de Cabo Polonio apres 20 a 25 km de route. Encore 7 km a pied sur une piste de sable et me voila sur la plage. Cabo Polonio compte 40 a 50 habitants permanents et une colonie de 1200 lions de mer. Pourtant, malgre la rusticite du village et son faible nombre d’habitants, je denombre au moins une centaine de maisons. La plupart son vides et ne se remplissent que l’été, lorsque la pleine saison est lancee. Je fais le tour de la peninsule, visite le phare, discute un peu avec les habitants tres fiers de leur autonomie et vie « ecolo » (pas d’energie electrique ni d’eau courante dans le village et les eoliennes et panneaux solaires abondent). En fin de journee je trouve un endroit ou dormir dans les dunes mais me retiens de faire un feu car le camping est en theorie interdit. Nuit humide qui me contraint a secher ma tente au soleil le lendemain avant de lever le camp.

Cabo Polonio  Faro de Cabo Polonio

Retour a la case depart apres avoir parcouru a nouveau les 7 km jusqu'à l’entree du parc en sens inverse. Je reste alors bloque presque 6h avant de me faire embarquer par une camionnette d’ouvriers qui me depose 13 km plus loin, le temps de monter a l’arriere d’un pick-up pour parcourir 9 km et me voila de nouveau a Castillos, sur la route principale. Peu de temps apres s’arrete Marcelo en camion et ce dernier m’embarque jusqu'à Punta del Este. Lorsqu’il me depose en fin de journee et que je lui dis que je compte camper pres de la ville et continuer le stop le lendemain, il m’invite sans hesiter a passer la nuit chez lui. Je fais ainsi la connaissance de sa famille qui partage son repas avec moi. Au menu, sucre sur sucre ! Torta avec dulce de leche et riz au lait ! Marcelo est adorable et semble savoir tout faire de ses mains ; de la mecanique a la construction en passant par la cuisine, aucune discipline n’a de secret pour lui ! Je dors dans un lit cette nuit la et ai droit a une douche le lendemain matin.

Marcelo y su opel Commodore - San carlos

Marcelo me laisse tot a l’entree de San Carlos ou je n’ai pas de mal a obtenir un ride dans le pick-up d’Augustin qui me mene droit a Montevideo. Augustin, bien que porteno (habitant de Buenos Aires), vit en Uruguay car il apprecie la tranquilite du pays et ses superbes plages. Marathonien averti, il ne se refuse pas la participation a un "Iron Man" de temps a autres (categorie la plus difficile du triathlon). Grace a lui, je suis a 9h30 dans le centre de la capitale uruguayenne.

Montevideo est agreable et la vieille ville charmante mais n’offre rien d’extraordinaire. La moitie de la population du pays (3 a 4 millions d’habitants) vit dans la capitale et tout est donc centralise ici. Le port est notamment un centre important de l’ouverture de l’Uruguay sur l’international et, apres avoir passe une courte nuit dans la gare routiere de Montevideo (ou l’on m’a formellement interdit de dormir allonge mais assis !), je me retrouve a longer ce dernier et ses allees de conteneurs attendant d’etre debarques sur le continent ou de partir vers le grand large. Je marche, je joue du pouce, j’hesite, je repars, je marche encore. Bref, cela dure une bonne partie de la matinee jusqu'à ce que David me permette enfin de bouger. Seulement 20 km mais c’est déjà ca. Ensuite, alors que j’agite mon carton ou est ecrit « Colonia », je suis embarque par Marisol et Marcos, un adorable petit couple en instance de mariage (ils se rendaient a BsAs pour annoncer la nouvelle aux parents de Marisol). Je souhaitais a l’origine me rendre a Colonia del Sacramento afin d’y prendre un ferry traversant la baie jusqu'à Buenos Aires, mais lorsque Marisol m’explique qu’ils se rendent eux-memes a BsAs je decide evidemment de les accompagner. Y’a pas a dire je suis verni !

Nous passons 9 a 10h ensemble, le temps de traverser la moitie du pays jusqu’au pont international Fray Bentes sur le rio Uruguay et de descendre ensuite vers la capitale argentine en traversant une bonne partie de la region d’Entre Rios. Ils me deposent dans la banlieue de Buenos Aires ou je n’ai plus qu’a prendre un train jusqu’au centre-ville. A nouveau, je passerai la nuit en gare routiere, endroit toujours sur, au sec et comportant toutes les facilites necessaires au pouilleux voyageur que je suis.

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